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  • La version papier de mon roman est disponible

     

    (article obsolète datant de la première édition du roman Les Sœurs du Miel)

     
    Le papier, c’est du concret !

    Vous faites peut-être partie des lecteurs et lectrices qui préfèrent tenir un vrai livre dans leurs mains, sentir l’odeur du papier et de l’encre, tourner de véritables pages, pouvoir ressentir physiquement le poids et l’épaisseur du roman que vous lisez… c’est mon cas aussi.

    C’est donc avec une certaine joie que je vous annonce la sortie de mon roman au format papier. Un beau bébé de 427 pages avec des mensurations de 14x21cm.

     

    Je suis édité par Librinova, qui n’est pas un éditeur au sens strict du terme, mais une plateforme d’auto-édition pour auteurs indépendants. Cela signifie que les auteurs paient pour être publiés, que ce soit en version numérique ou papier. Et un nombre important de services sont proposés ; conception graphique, corrections, publicité sur les réseaux sociaux, etc… à des tarifs assez élevés selon les prestations.

    Je suis plutôt du genre à faire les choses moi-même, si c’est dans mes cordes. Je ne roule pas sur l’or non plus, alors je me débrouille pour faire les corrections et j’ai réalisé mon illustration de couverture.

    Au départ, je pensais suivre le système mis en place par Librinova de manière classique : d’abord publier seulement au format numérique (ça revient moins cher), puis si on atteint les mille exemplaires vendus en moins de 18 mois, l’entreprise propose de gérer elle-même la publication du livre imprimé. Mais finalement, suite à des échanges avec des personnes qui ont l’intention de n’acheter que la version papier, j’ai changé d’avis.

    Et malgré quelques ventes plutôt encourageantes, je crains de ne pas atteindre les mille exemplaires numériques vendus dans les temps. Déjà, la science-fiction en France, ce n’est pas ce qui marche le mieux. Et je dois reconnaître aussi que je ne suis pas un as de la promotion. Je ne suis pas très à l’aise avec les réseaux sociaux et je n’ai pas une foule de contacts, ni même une grande famille derrière moi pour soutenir mon roman.

    Nous vivons une époque où la promo compte énormément, parfois même au point de truquer la réalité. Quelle que soit la qualité du produit, si vous avez plein de monde derrière vous et une bonne stratégie de vente, vous pouvez faire un lancement réussi. Certains vont même jusqu’à payer pour acheter des « fans », c’est devenu une pratique courante. Ça me révolte mais bon… passons.

    Avec le temps, les lecteurs ne sont pas dupes, si le contenu n’est pas à la hauteur. Par contre sans promotion, quelle que soit la qualité du produit, vous passez inaperçu. Noyé dans la masse des publications.

    J’avais aussi envie de tenir mon roman dans les mains, au format papier. Alors vaille que vaille, j’ai commandé une maquette pour l’impression auprès de Librinova, pour que mon roman soit disponible en librairie. Tout s’est bien passé, jusqu’à ce que je reçoive des exemplaires « auteur » où la couverture n’était pas fidèle à la maquette, malheureusement.

    Assez décevante par rapport à l’illustration que j’ai réalisée, cette première couverture. Très sombre, des couleurs pas vraiment fidèles, des détails qui manquent :

    (l’illustration originale se trouve en bas de cet article)

     

    J’en ai fait part à Librinova, ils m’ont dit aussitôt qu’il y avait eu une erreur sur le format envoyé, et m’ont proposé de refaire la maquette de la couverture gratuitement. Les 427 pages intérieures sont parfaitement conformes à la maquette, en revanche. Et je trouve que leur équipe a fait un super travail à ce niveau. Alors ces 3 exemplaires ne sont pas totalement perdus.

    Je souhaitais vous montrer une photo avec la couverture telle qu’elle est maintenant, mais ce sera pour plus tard…

    À qui la faute ? Eh bien, les torts sont partagés je dirais. Eux comme moi, nous aurions dû vérifier le format de cette image en passant du numérique au papier. Ce sont des choses qui arrivent. Heureusement, je n’en avais commandé que trois et pas dix d’un coup.

    Si j’avais pris dès le départ le « Pack Librairie » proposé par l’entreprise, j’aurais eu droit à deux exemplaires offerts. Mais comme j’ai fait les choses progressivement, au final ça m’a coûté pratiquement le même prix, sans les avantages du pack. Mauvais calcul de ma part, d’une certaine manière. Mais après tout, ce n’est que mon premier roman publié. Je fais des erreurs. J’apprends.

    Ce qui me rassure avec cette petite mésaventure, c’est que si je n’avais pas commandé ces exemplaires, ce sont mes lecteurs qui se seraient retrouvés avec cette couverture un peu ratée. Donc vous. Là, je suis le seul à l’avoir dans ma bibliothèque en l’état. Tant mieux.

    Maintenant, il va falloir environ trois semaines pour que la nouvelle couverture soit prise en compte sur les sites Amazon et la FNAC. Vous pouvez déjà y voir mon roman disponible au format papier, mais en « rupture de stock » car en fait la mise à jour est en cours. La version papier était déjà en vente mais comme cette première couverture ne me convient pas, je n’en avais pas encore parlé ici.
     

     

    Par contre, la nouvelle version est disponible dès aujourd’hui sur le site Librinova ! Donc si vous souhaitez acheter mon roman en version papier, c’est là qu’il faut aller. Je vous déconseille de le prendre ailleurs avant le 10 janvier.

    Et pour tout vous dire, mes droits d’auteur sont plus importants si vous prenez mon livre directement chez Librinova. Comme ils sont transparents quant à leurs tarifs, je vais faire de même. J’ai fixé le prix de vente de mon roman à 17,90 €.

    Sur quatre prix différents proposés en fonction de la taille du livre imprimé, c’est le deuxième que j’ai choisi, presque le moins cher.

    En fait sur ce prix, je vais percevoir 3 euros par livre si vous l’achetez chez Librinova. L’essentiel revient à l’imprimeur et au distributeur. Si vous l’achetez chez Amazon ou la FNAC, vous paierez le même tarif, mais pour ma part je ne toucherai que 1,50 € par livre vendu. La moitié.

    Ces entreprises prennent leur commission sur chaque vente, bien sûr. Il est donc bien plus intéressant pour moi de vous orienter vers Librinova, qui sont nettement plus généreux avec les auteurs à ce niveau.

    À vous de voir. En créant un compte sur le site Librinova, vous pouvez commander le livre imprimé tout de suite. Et par la même occasion, découvrir d’autres auteurs indépendants. Si vous préférez donner une partie de votre argent à Amazon plutôt qu’aux auteurs, pour des frais de ports plus avantageux ou autre, c’est votre choix et je le respecte. Mais dans votre intérêt, il vous faut alors attendre ces 3 semaines pour être sûr(e) de le recevoir avec la bonne couverture. Celle-ci :

    (en cliquant sur l’image, vous irez sur la page de mon roman sur Librinova)

     

    Voilà pour les petites explications.

    Sinon, j’ai une autre bonne nouvelle à vous annoncer en ce jour de solstice d’hiver. Je viens d’apprendre que je fais partie des 30 finalistes du « Prix des Étoiles 2017 » !

    Pour participer à ce concours, il fallait publier un roman chez Librinova cette année, avant la fin novembre. Je ne sais pas si je ferai partie des 3 heureux gagnants au final (résultats fin janvier – début février 2018), mais ça me fait déjà plaisir que mon roman se retrouve parmi les 30 finalistes qui ont été sélectionnés, sur 426 romans.

    C’est déjà un bel encouragement pour continuer à écrire et publier !
     

     

    Je vais terminer cet article en vous demandant un petit service.

    Si vous lisez mon roman et qu’il vous plaît, je vous serai très reconnaissant de laisser un commentaire sur le site où vous l’aurez acheté, quel qu’il soit.

    Bien sûr, si vous avez des critiques négatives à formuler, je préfèrerais les connaître dans les commentaires de ce blog ou par e-mail. J’y serai attentif pour mes prochaines publications. Comme vous le sentez, mais vous savez comment les choses fonctionnent : plus mon roman aura de commentaires positifs sur les sites des librairies, plus il aura de chances d’attirer l’attention d’autres lecteurs.

    En tant qu’auteur indépendant, c’est le meilleur moyen pour moi de me faire connaître. Vous, mes lecteurs et lectrices, êtes mon meilleur soutien.

    Voilà, c’est tout. Un commentaire positif et sincère bien sûr, ce serait un super coup de main pour moi, de votre part.
     

     

    De mon côté, je suis en train d’écrire un deuxième tome pour Entom Boötis. Ce n’est encore qu’un premier jet, mais il avance.

    Je suis aussi en train de terminer l’histoire de Bakir Meyo et j’espère la publier au format numérique, d’ici le printemps prochain. Je passe d’un texte à l’autre selon mes inspirations. Comme Bakir est assez populaire auprès des visiteurs de ce blog, Marjorie, une lectrice et amie, m’a proposé cette idée de publier l’histoire terminée en tant que livre. Et je trouve cette idée intéressante.

    Il ne s’agira pas vraiment d’un roman ni d’un recueil de nouvelles, je ne sais pas encore comment qualifier ce genre de texte, à la limite entre les deux. Mais je trouverai.

    L’inconvénient, c’est que vous n’aurez pas la fin de cette histoire ici, sur le blog. Mais au format numérique elle coûtera moins de 2 euros. Ce sera un texte nettement moins volumineux que le roman déjà publié et la suite en cours d’écriture.

    Je vous tiendrai au courant de toutes les nouvelles ici, bien sûr.

    Merci pour votre présence et votre soutien. En attendant un prochain article, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année.

    À bientôt !
     




  • Mon roman est sur Librinova

     

    Il est enfin publié !

    Ça commençait à faire un bout de temps que ce blog manquait d’activité. Je m’en excuse auprès des visiteurs qui devaient se demander ce que devient ce roman, alors qu’il est terminé depuis plus d’un an. Et pourquoi ce manque d’articles aussi… j’y reviens juste en-dessous.

    D’abord l’essentiel. En cliquant sur la couverture, vous irez directement sur la page Amazon du roman :

     

     

    Ici, la page du catalogue Librinova

    Ou si vous préférez, voici un lien vers toutes les libraires en ligne où il est disponible, ou le sera rapidement car il sort tout juste  :

    https://www.librinova.com/librairies-en-ligne

    Vous avez sans doute déjà un compte sur l’un de ces sites, avec une petite recherche il devrait être facile à trouver. En tout cas vous avez le choix, si vous souhaitez acheter mon roman.

     

     

    Presque un an de silence sur ce blog, donc.

    Quand j’avais envoyé mon roman à des éditeurs en mai 2016, sur la lancée j’avais commencé à écrire un deuxième tome. J’écrivais aussi des textes pour le blog, il fallait avancer sur le deuxième ouvrage de Chiaroscuro, et puis un emploi alimentaire, un potager…

    En fait, j’ai épuisé mon énergie créative. Je n’ai pas pris le temps de souffler et j’ai fini par saturer.

    Ironie du sort, j’avais publié un petit texte ici sur l’inspiration, juste quelques semaines avant de réaliser ce qui m’arrivait, où je disais qu’il faut aller la chercher, la nourrir cette « muse ». Se donner la peine d’avancer même les mauvais jours, pour rester connecté en permanence avec ce qu’on est en train de créer. Toujours avancer.

    Je le pense encore, mais il faut aussi prendre en compte que nous ne sommes pas des machines. Le temps de « repos » est aussi important que celui consacré à agir. D’autant plus dans une démarche créative, il faut savoir prendre le temps de se ressourcer. Pratiquer d’autres activités, observer, réfléchir, échanger, évoluer… ce n’est pas du temps perdu.

    Mais à ce moment, finir un premier tome ne m’avait pas paru suffisant pour me permettre une pause. J’étais ultra motivé mais j’avais tort sur ce point. C’est une étape très importante pour une personne qui s’embarque sur ce chemin, un roman fini. Ce moment mérite d’être apprécié.

    Je me suis plongé dans le travail pour éviter de trop penser aux nouvelles des éditeurs que j’attendais. J’espérais recevoir une réponse positive, peut-être même signer pour plusieurs tomes, soyons fous. Et je ne m’attendais pas à devoir attendre aussi longtemps pour… rien.

     

    ♦◊♦

     

    Comme dans tout autre domaine, le parcours se révèle souvent bien plus dur et compliqué en réalité que dans notre imagination. Ça ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras à la moindre difficulté. Cependant, il faut se remettre de nos désillusions.

    On peut faire beaucoup de choses avec notre volonté consciente, mais il faut aussi considérer notre inconscient et son importance. Il participe énormément du fait qu’on soit prêt(e) ou pas, sincèrement et entièrement, pour se lancer dans un projet important à nos yeux.

    On voudrait toujours être efficace et c’est bien, mais vouloir ne fait pas tout.

    Il n’est pas facile d’accepter quand ce n’est plus/pas encore le moment. Difficile de lâcher prise. Comme une respiration, comme l’alternance entre le jour et la nuit, la réflexion et l’action, il y a un temps pour tout. Inspiration et expiration.

    Ce n’est sûrement pas un hasard si on utilise ce terme pour parler de créativité. Mais se remplir les poumons, ce n’est que la moitié du trajet.

    J’ai poussé un peu trop loin et il m’a fallu du temps pour récupérer, en quelque sorte.

    Les lettres de refus laconiques et impersonnelles de certains éditeurs n’ont pas arrangé les choses, question motivation. Je n’ai toujours pas les réponses de certains éditeurs auxquels j’ai proposé mon manuscrit. J’en arrive à être reconnaissant envers ceux qui ont refusé mon roman, mais en me donnant une réponse relativement rapide.

    Deux éditeurs en particulier m’ont annoncé qu’une réponse viendrait dans les six mois, un an maximum, mais presque un an et demi plus tard je n’ai plus aucune nouvelle. Pourquoi ? Je ne le saurai probablement jamais. Plus tellement envie de les relancer, à vrai dire.

    Ce que je sais, c’est que ce roman ne va pas rester dans un coin de mon bureau. C’est le sort qu’a subi mon tout premier, écrit pour un fanzine dans un autre univers dont je n’étais que co-auteur. À cause de problèmes avec des coéquipiers à l’époque, je l’avais abandonné au bout d’un tome et demi, en quittant le projet. Le début de l’histoire seulement avait été publié.

    Depuis du temps est passé, j’ai mûri je pense, progressé. Pour Entom Boötis je travaille seul. Que ce vaisseau navigue sur une mer accueillante ou qu’il sombre dans la tempête, je suis son humble capitaine, seul à décider et à affronter les conséquences.

    Tant pis, si ce que j’aime écrire ne correspond pas à ce que les éditeurs recherchent en ce moment. Tant pis si je n’ai pu compter que sur mon auto-critique et les avis d’une poignée de personnes dans mon entourage, pour que mon roman puisse atteindre une certaine qualité.

    Aujourd’hui, j’ai encore le sentiment de ne pas pouvoir faire mieux, avec ces « ingrédients » en tout cas. Alors il était grand temps de laisser vivre cette histoire, ces personnages, de les libérer en quelque sorte. Et me libérer aussi.

     

     

    Je suis un perfectionniste avec l’écriture. Si ce trait de caractère apporte des avantages indéniables quand il s’agit de porter un regard critique, il a aussi ses inconvénients. En particulier celui de ne jamais être pleinement satisfait, car on recherche une perfection qu’on ne pourra pas vraiment atteindre. S’en approcher oui, le plus possible, mais il est parfois difficile d’accepter que c’est une quête sans fin.

    Il suffit de laisser passer suffisamment de temps, pour voir dans nos créations des défauts qu’on avait pas remarqués avant, qu’on voyait autrement. Une personne perfectionniste peut considérer qu’aucun de ses travaux n’est jamais vraiment abouti, puisque perfectible. Et ainsi, ne jamais rien terminer.

    Cette année « d’attente » m’a confronté à ce problème, une fois de plus.

    Comme j’ai finalement décidé de m’auto-éditer, j’ai dû refaire toute ma mise en page afin qu’elle corresponde au format demandé. J’ai relu mon texte pour la énième fois après une longue pause, et bien sûr j’ai encore trouvé des petits défauts.

    Je me suis rappelé aussi d’une ou deux remarques de mes premiers lecteurs qui m’avaient d’abord semblé secondaires et finalement, avec plus de recul… L’histoire n’a pas changé mais j’ai encore fait quelques petites améliorations, sur la forme.

    Ça pourrait durer longtemps comme ça. À un moment, il faut savoir terminer et passer à autre chose. La suite éventuellement.

     

     

    Le bon côté de mon passage à vide, c’est que j’en ai tiré quelques leçons. J’ai compris entre autres que la volonté a ses limites. Même quand on est passionné(e) par ce qu’on fait, elle ne suffit pas à long terme.

    On peut être amené à se forcer pour correspondre à une certaine image, faire comme les auteurs qui publient un roman chaque année, voire davantage. Pour un(e) inconnu(e), cela signifie travailler sur son temps libre pendant des mois, voire des années, dans une indifférence quasi générale. Se priver d’autres choses, tout donner dans l’espoir que ça va donner quelque chose de bien.

    Restons modeste. Un jour peut-être, je pourrai me permettre de travailler à plein temps sur mes romans, toute l’année, mais pas pour le moment.

    Écrire un roman demande beaucoup de travail, de temps et d’énergie. Une suite est en route mais je préfère ne rien promettre question délais, pour l’instant.

    Si cette histoire trouve son public, ou si au contraire c’est un bide complet, eh bien ça pourrait changer beaucoup de choses.

     

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    En tout cas, ce roman est disponible sur la plupart des librairies numériques !

    Au format ebook seulement, pour le moment.

    Je suis un inconnu parmi les auteurs et la science-fiction n’est pas franchement à la mode, chez les lecteurs et lectrices francophones. Sans éditeur la publication me coûte de l’argent, alors je vais procéder par étapes.

    Le système mis en place par Librinova favorise ce procédé, avec une édition papier proposée à partir de mille exemplaires vendus en numérique. Avant ce cap c’est relativement cher, je vais tenter la manière progressive pour commencer. Prendre la température si l’on peut dire. Mais j’espère bien l’éditer en version papier prochainement.

     

     

    Voilà. J’ai apporté le plus grand soin à la qualité de ce texte mais il pourrait rester des défauts malgré tout, que mon cerveau refuserait de voir. C’est très possible, d’autant que je n’ai pas eu de regard extérieur sur mes dernières retouches. Je n’ai pas eu accès à tout un comité de lecture pour traquer les imperfections, j’ai juste fait de mon mieux.

    Cinq autres personnes ont lu ce roman avant sa version actuelle. C’est peu et en même temps très précieux pour moi, leurs avis m’ont tous été utiles. Je ne les citerai pas ici mais je ne les ai pas oubliés dans mes remerciements à la fin du livre.

    Cette histoire n’a pas d’autre prétention que d’apporter un peu d’évasion, des émotions j’espère, quelques réflexions peut-être. Si vous la lisez, n’hésitez pas à me faire connaître votre avis. Si elle vous plaît, merci d’en parler autour de vous.

    C’est de la science-fiction. Je suis conscient que cette étiquette n’est pas facile à porter pour un roman, en France. Mais c’est ce que j’aime écrire. Et même parmi les adeptes de ce genre, les thèmes abordés, l’histoire ou le style peuvent ne pas plaire.

    À présent, c’est à vous d’en juger.

     

     



     


  • Forêt valokine

     

    Valoki, province de Leda – Année 608

     

    Naëlis progressait en souplesse le long du tronc colossal. Elle se servait parfois de ses crochets à cire pour escalader, mais l’écorce grise du luvaliane était couverte d’aspérités, de nœuds et de crevasses qui facilitaient la longue ascension. Une succession de cordes d’escalade permanentes assurait sa sécurité sur toute la hauteur de l’arbre fantastique.

    Elle aurait pu lancer un appel pour qu’une ouvrière vienne la chercher, ce qu’elle faisait d’habitude à l’aide d’un sifflet émettant des vibrations spéciales. Mais cette fois elle s’était lancé le défi de grimper par ses propres moyens, ce qui lui permettait aussi d’observer les autres habitants de la canopée.

    Le souffle court, la jeune femme s’accorda une pause en arrivant à l’intersection d’une énorme branche. Des myrmes rouges y surveillaient jalousement un troupeau d’aphidres aux carapaces bleues et jaunes. Comme les fourmis de la Terre élevaient des pucerons.

    Une vague de crainte traversa les aphidres indolents, les soldates myrmes s’avancèrent aussitôt en faisant claquer leurs mandibules tranchantes. Naëlis fut d’abord tétanisée face au danger, mais elle se ressaisit aussitôt.

     Les plus grands périls naissent de notre peur, pensa-t-elle en se remémorant les enseignements de sa Matria.

    Elle s’immergea dans le flux émotionnel du Seid pour projeter des ondes apaisantes. Les myrmes agitèrent curieusement leurs antennes en percevant les vibrations familières, puis se détournèrent pour reprendre la surveillance du troupeau. Elle était acceptée.

     

    red_ant(crédit photo : William Cho)

     

    Elle observa quelques instants les soldates mesurant près de deux mètres, dont les mandibules pouvaient trancher un membre humain sans effort. Sous bonne garde, les ouvrières plus modestes s’affairaient pour récupérer le miellat sucré des aphidres indolents, occupés quant à eux à sucer la sève de l’arbre.

    Naëlis avait un certain goût pour le risque, peut-être un peu trop parfois, elle en avait conscience. Mieux valait maintenir un bouclier psychique permanent, comme on le lui avait appris, même sur le seul arbre qu’elle pouvait prétendre connaître comme sa poche. Elle se résolut à maintenir une partie de son attention sur le halo protecteur qu’elle venait de former mentalement.

    Un impressionnant escarabe xylophage passa tranquillement à quelques mètres, monstrueux coléoptère en armure noire, inoffensif malgré ses mandibules démesurées. Un peu plus haut sur le tronc, elle pouvait deviner la silhouette longiligne d’un phasil caché dans un repli de l’écorce, paisible herbivore dont le camouflage imitait l’aspect du bois.

    Des zyrles translucides bourdonnaient joyeusement en s’élevant à la recherche des énormes fleurs blanches et capiteuses du luvaliane, qui commençaient tout juste à éclore. Les aporims pacifiques partageaient volontiers les fleurs avec les autres insectes et tout ce monde se croisait dans une incroyable chorégraphie aérienne. Les ailes iridescentes des merveillons lançaient de fugaces reflets multicolores en traversant les rais de lumière filtrés par les feuillages.

    L’entrée de la ruche était encore loin, Naëlis commençait à réaliser le gaspillage de temps et d’énergie que représentait cette escalade. Elle allait en avoir encore pour un moment.

    Est-ce de la vanité de toujours vouloir se démarquer de ses consœurs ?

    Dans le ciel céruléen, le soleil s’élevait majestueusement, sphère éblouissante d’or blanc. Naëlis évalua l’heure avant de détourner ses yeux de la lumière aveuglante.

    À ses pieds s’étalaient à perte de vue les prairies couvertes de fleurs, les bocages, les vastes forêts tropicales et les rivières tumultueuses de Valoki.

    La cité de Leda, baignée de soleil sur sa colline, était entourée de champs où s’activaient des humains, des insectes domestiqués et de rares machines. Des ballons dirigeables se croisaient dans le ciel au-dessus de la capitale, assurant des liaisons régulières entre les principales agglomérations.

    Depuis cette branche élevée, elle pouvait même apercevoir les plus hautes tours du monastère principal. L’ancienne terimière se dressait à l’écart de la cité, à l’orée des forêts géantes d’arbres-montagne, dominant de grandes clairières bordées de villages arboricoles.

    Loin au sud, la forêt sauvage s’étirait jusqu’aux montagnes bleues de Parx qui masquaient l’horizon, auréolées d’une chape de nuages permanente. Cette immense chaîne volcanique s’étendait sur tout le continent au niveau de l’équateur, résultat d’un très ancien cataclysme. Une gigantesque faille s’était ouverte au pied de la Chaîne de Parx et les eaux de l’Océan Armaz s’y étaient engouffrées, créant la tortueuse Mer Serpentine.

    Au-delà de cette mer et des montagnes bleues, se trouvaient les terribles jungles équatoriales du Kunvel, d’où aucun explorateur n’était jamais revenu. La Valoki représentait le dernier havre de civilisation humaine avant la frontière infranchissable de l’équateur.

    La hauteur vertigineuse à laquelle Naëlis se trouvait ne l’effrayait pas, elle était liée à cette colonie d’aporims depuis la fin de son adolescence. C’était sa plus grande responsabilité. Les vallées fertiles de la Valoki étaient tout ce qu’elle connaissait du monde. Elle allait devoir s’occuper de cette ruche jusqu’au jour où elle atteindrait le rang de Matria.

    À condition de le souhaiter et de réussir les épreuves, quand j’aurai trente ans.

    Devenir Matria comme Elorine, renoncer à l’enfantement en sacrifiant toute sa vie pour l’ordre, ou bien quitter le monastère pour fonder une famille. Un choix terriblement difficile, irréversible. L’impression que sa vie était toute tracée avait quelque chose de rassurant, mais aussi d’étouffant.

    Naëlis souffla pour évacuer ses appréhensions, il ne fallait pas gâcher le moment présent. Il lui restait de longues années avant de devoir prendre cette décision qui marquerait son avenir à tout jamais.

    Le présent avait indéniablement des aspects agréables dont il fallait profiter. Une brise chaude caressait son visage et faisait danser les boucles de ses cheveux. Elle ferma les paupières, se laissa bercer par les sifflements des grandes feuilles rouges du luvaliane qui frémissaient au moindre souffle d’air.

    Elle rouvrit les yeux en reconnaissant un bourdonnement caractéristique, alors qu’une butineuse descendait dans sa direction. L’aporim se posa sur la branche, s’approcha pour placer délicatement les extrémités de ses antennes sur son front. Pendant leur bref échange, l’ouvrière lui signifia qu’elle ne pouvait pas la prendre sur son dos à cause d’une blessure en voie de guérison. La Melishaï se souvint aussitôt de quelle butineuse il s’agissait.

    L’insecte décolla pour se placer au-dessus de la jeune femme, agrippant fermement la combinaison avec ses griffes avant de s’élever dans les airs. Naëlis se laissa porter jusqu’à l’entrée de la ruche.

     

    ♦♦♦

     

     



    Book_lover
    (crédit photo : Icely88)

     

    Salutations !

    Ce n’est pas un texte inédit pour aujourd’hui, juste cette courte scène que j’ai supprimée au cours de mes réécritures. Mes tout premiers lecteurs la connaissaient déjà, elle était même plus longue, mais elle ne sera pas dans le roman finalement.

    Pourquoi ? Cette scène est surtout descriptive, elle ne contient pas d’éléments indispensables à l’histoire. Alors je l’ai coupée, pour ne garder que la partie la plus utile de ce chapitre, dans le roman. Malgré tout, il y a dans ce passage des détails qu’on ne peut pas trouver ailleurs, alors je le partage ici.

    Je voulais aussi vous donner des nouvelles du roman. J’ai bien terminé mes réécritures, je viens d’envoyer mon manuscrit à plusieurs éditeurs de science-fiction, à la fin du mois de mai.

    Avant cela en mars, j’étais arrivé à ce moment dont je parlais dans mon article sur la réécriture. Quand on a enfin le sentiment d’avoir donné le maximum, tout seul devant son texte, cette impression de ne plus pouvoir faire mieux (pour le moment avec cette histoire, en tout cas).

    J’ai alors demandé à des amis et connaissances s’ils souhaitaient lire mon roman, pour me donner leur avis. Cinq personnes se sont portées volontaires, aimant lire ou écrivant aussi, et je les remercie pour le temps qu’ils ont passé à se pencher sur mon travail.

    Comme je m’y attendais, ils et elles ont trouvé des défauts, des petites incohérences ou des fautes de français qui m’avaient échappés. Chacun de mes relecteurs a pointé des choses à améliorer, selon sa sensibilité et ses goûts personnels. Mais à part sur certaines fautes ou coquilles, à ma grande surprise je n’ai pas eu deux avis identiques. Pas deux fois la même critique !

    C’est une petite consolation, car ils n’ont pas trouvé d’incohérence majeure, un gros problème qui aurait sauté aux yeux de tous. Globalement les retours sont positifs et ça fait très plaisir.

    Mais en même temps, c’est assez troublant de voir qu’un élément du texte représente un défaut pour l’un, alors qu’il ne pose aucun problème à un autre, et vice-versa.

    Je n’ai donc pas forcément modifié tous les points soulevés. Pour certains oui, clairement, des passages méritaient une précision ou une amélioration, j’étais d’accord. Pour d’autres au contraire, les remarques de mes premiers lecteurs m’ont permis de confirmer certains choix, qui sont liés à ma sensibilité et mes goûts personnels.

    On ne peut pas faire plaisir à tout le monde, et ce n’est pas le but, même si on espère que notre histoire plaira à un grand nombre de personnes. Je pense qu’il est important d’être sincère dans les idées qu’on exprime, et parfois cela implique de prendre position, de faire des choix.

    Après avoir recueilli les retours de mes relecteurs, et réécrit encore certains passages, j’ai donc envoyé le roman à des maisons d’édition. Patience maintenant, les éditeurs reçoivent beaucoup de textes… je vous tiendrai au courant.

     

    Je suis en train de construire le scénario du tome 2, histoire de rester dans le bain. J’ai encore pas mal d’idées à exploiter dans cet univers, j’aimerais bien écrire une trilogie. Peut-être plus, on verra.

    En ce moment j’écris à la main, sur un cahier dédié au développement des idées et des personnages. Plein de notes, des schémas, des ratures… ça commence à prendre forme. Les grandes lignes sont tracées et je vais détailler tranquillement le déroulement de chaque scène, avant de commencer l’écriture proprement dite.

    On est souvent tenté de commencer l’écriture dès que l’idée de départ nous convient, mais c’est prendre le risque de bloquer devant une page blanche au bout de quelques chapitres.

    Si vous écrivez aussi, je vous encourage à ne commencer la rédaction d’une histoire que lorsque vous connaissez déjà son déroulement et sa fin. Bien préparer le scénario vous évitera des migraines pour que tout soit cohérent. Et là je peux vous assurer que le blocage de la page blanche, vous ne l’aurez pas.

    La recherche d’idées est fastidieuse, ça ne se commande pas à volonté, et même quand on a des idées il faut encore les travailler. Mais il s’agit des fondations de la maison. Quand ce travail est fait, sur une bonne base, l’écriture vient d’autant plus facilement.

    Il faut du temps pour faire les choses correctement, patience et discipline sont les meilleures conseillères.

     

    Sinon, le jeu de rôles Chiaroscuro a bien été publié en fin d’hiver comme prévu. Nous avons commencé à travailler sur un deuxième ouvrage également, j’ai repris la cartographie et ces jours-ci je bosse sur une illustration. J’ai prévu d’écrire une nouvelle d’ambiance pour le jeu aussi.

    Voilà pour les petites news.

    Dans le prochain article, je pense vous emmener faire une balade en Nemosia, avant de retrouver les errances de Bakir Meyo.

     

    À bientôt.