• Archives de la Catégorie Communication personnelle
  • Bientôt la conclusion


    Eh oui, il s’agit de la conclusion de ma trilogie !

    Salutation, cher lecteur, chère lectrice.

    Les publications se font rares sur ce blog mais je n’ai pas abandonné l’écriture pour autant.
    Je viens de terminer le premier jet de ce troisième tome que certain(e)s d’entre vous attendent maintenant depuis quatre ans (le deuxième est sorti en décembre 2020).

    Il ne s’agit que d’un premier jet, mais l’essentiel de l’histoire qui va marquer la conclusion de ma trilogie est écrit.
    Une étape importante vient d’être franchie, alors je souhaitais vous en informer.

    Et au fait, bonne année !



    Mon travail sur ce roman est loin d’être terminé.
    Je vais devoir relire avec une vision d’ensemble, améliorer, ajouter, couper ou réécrire certains passages, traquer les éventuelles incohérences, les répétitions… pour faire en sorte de publier un livre qui correspondra à la meilleure qualité que je peux fournir avec mes capacités actuelles.

    Quand j’aurai le sentiment de ne pas pouvoir faire mieux, il sera temps de le faire lire aux éventuels bêta-lecteurs qui voudront bien m’aider à traquer ses défauts.
    Et je vais aussi créer l’illustration de couverture, m’assurer que la maquette sera impeccable pour les versions numérique et papier…
    Il reste pas mal de choses à faire.

    Mais cette histoire a maintenant un commencement, un développement et une conclusion. À l’heure actuelle, elle est constituée de 56 chapitres pour environ 400 pages au format roman. Ce n’est plus seulement un projet, c’est un livre qui se concrétise.

    Je prévois la sortie de ce roman courant 2025. Cette année.


    Comme je l’expliquais dans des articles précédents, je dois travailler à côté pour payer mon loyer et mes factures, et il s’avère que je n’ai vraiment pas eu beaucoup de temps libre depuis trois ans.
    J’ai travaillé sur plusieurs dizaines de romans, pas loin d’une centaine, essentiellement des traductions anglais-français.

    En dehors de quelques périodes de creux ou de rares congés, je n’ai pu écrire que de manière ponctuelle. Le travail de traduction a été tellement intense que je n’avais même pas tous mes week-ends pour me consacrer à écrire la conclusion de ma trilogie.

    Il arrive aussi parfois, malheureusement, que l’on ait un peu de temps mais pas suffisamment d’énergie et/ou d’inspiration pour en faire quelque chose de productif. Il faut aussi savoir se reposer pour ne pas s’épuiser.


    ◊♦◊


    En ce début d’année 2025, des changements importants sont en train d’être opérés par l’entreprise qui m’embauche depuis plus de trois ans. Le temps qu’ils se réorganisent, aucun manuscrit ne m’a été confié. C’est tout juste sur le point de reprendre.
    J’aurais pu chercher d’autres missions, mais j’ai préféré consacrer ce mois à mon roman en cours d’écriture pour avancer. Aucune rentrée d’argent pour ce mois de janvier donc, mais j’ai bien travaillé les mois précédents et en faisant attention à mes dépenses, ça devrait passer.

    L’inspiration a été de la partie, ces deux dernières semaines ont été particulièrement productives puisque j’ai réussi à écrire les dix derniers chapitres pour la conclusion de cette trilogie.


    L’IA se développant dans de nombreux secteurs, les métiers liés à la traduction font partie de ceux qui sont de plus en plus menacés.
    La majeure partie de l’équipe de traducteurs en freelance de cette entreprise a été « remerciée ».
    Je peux quand même continuer à travailler dans ce domaine quelques temps, je fais partie des rares chanceux qui sont encore sollicités.
    Les algorithmes ne sont pas encore capables de remplacer complètement un regard humain pour tout ce qui concerne la cohérence, les émotions, les sentiments, l’humour, le second degré…
    Mais jusqu’à quand, personne ne saurait le dire pour le moment.

    Le grand remplacement ?


    Puisque j’évoque ce sujet et que c’est dans l’air du temps, je tiens d’ailleurs à préciser que je n’utilise aucune forme d’intelligence artificielle dans mes créations.
    Toutes les histoires qui se déroulent sur la planète Entom Boötis sont élaborées à 100% par un cerveau humain, des mains organiques qui pianotent sur un clavier pour écrire ou manient le stylet d’une tablette graphique pour les illustrations de couverture.


    ◊♦◊


    Il est temps pour moi de laisser un peu reposer mon roman avant de m’y remettre très prochainement, et de reprendre les traductions pour gagner un peu d’argent.

    Je ne sais pas encore quel sera l’avenir de ce blog quand la conclusion de ma trilogie sera publiée. Les visites se font rares depuis que je n’écris plus régulièrement des articles en ligne, ce qui était prévisible.
    Je préfère consacrer toute mon énergie créative à ce troisième tome pour le moment. J’aviserai en temps voulu… et bien sûr, je vous tiendrai au courant ici.

    Voilà, je ne vais pas occuper plus de votre temps pour cette fois. Il y aura bientôt du nouveau dans les mois à venir.

    D’ici là, portez-vous bien.




  • Quelques nouvelles


    Salutations ! Voici un petit article juste pour vous donner quelques nouvelles.


    Cela fait déjà un an que je n’ai rien publié sur ce blog, et bientôt deux ans que mon dernier roman est sorti. Je sais que certain(e)s d’entre vous attendent la fin de ma trilogie et suis désolé de devoir encore vous faire patienter. Je souhaite donc vous donner des nouvelles et vous expliquer pourquoi.

    Pour faire suite à la fin de l’article précédent, la trame de ce troisième tome a bien été conçue entièrement et le scénario est effectivement bouclé depuis un moment. Mais certaines choses ont freiné l’écriture du livre proprement dite.


    J’évoquais dans un autre article plus ancien l’état de santé de mon père, qui a continué à se dégrader en 2020… il est décédé début 2021. Je n’en avais pas encore parlé ici, ni sur aucun réseau social. Mais comme vous le savez ou pouvez vous en douter, que l’on ait une bonne relation ou pas, un parent reste un parent et ce genre d’évènement n’est pas anodin.

    Ma vie sentimentale et professionnelle a également subi quelques chamboulements. Je vous épargnerai les détails sur ma vie amoureuse un peu chaotique, ou mes tentatives de déménagement qui n’ont pas abouti pour diverses raisons.

    Comme la plupart des écrivains, je ne gagne pas suffisamment d’argent pour vivre de mes romans. Il me faut donc travailler à côté. Étant donné que je vis dans une petite vallée de montagne où les emplois ne sont pas légion, mon parcours professionnel a été jalonné de nombreuses difficultés. J’ai traversé des périodes de chômage et parfois occupé des postes qui ne me convenaient pas, simplement pour payer mes factures. Comme beaucoup de gens, malheureusement.


    ◊♦◊

    Depuis septembre 2021, j’ai décidé de tenter une nouvelle voie pour vivre de mes modestes talents d’écrivain. Je travaille maintenant en freelance, après avoir créé mon auto-entreprise.

    J’ai commencé par quelques missions provisoires, puis j’ai eu la chance d’entrer en contact avec un éditeur qui publie des romans très régulièrement, et nous travaillons encore ensemble aujourd’hui. Cela fait donc un an que je traduis ou corrige d’autres romans que les miens.
    Le bon côté, c’est que je gagne correctement ma vie en exerçant un métier qui me plaît et me correspond. Et je dois dire que c’est agréable de pouvoir choisir ses horaires et de pouvoir librement s’adapter aux nouvelles opportunités qui se présentent. Je gère mon temps comme je veux, tant que je respecte les délais impartis pour rendre un travail.


    En revanche, il m’est difficile de consacrer mon temps libre à l’écriture de mes propres histoires, vu que je passe déjà l’essentiel de mes journées à travailler sur des textes. Je ne lis plus que rarement pour mes loisirs, pour tout vous dire.

    Cela dit, j’ai quand même déjà écrit les premiers chapitres du dernier tome de ma trilogie. Mais il n’avance pas vite et je ne peux donner aucune date de parution que je serai sûr de respecter, pour le moment. Je prévoyais une publication courant 2022 mais il est à présent évident que ce sera pour plus tard.

    Le temps passe vite…


    Ce n’est pas évident de choisir entre la passion qui nous tient à cœur et un travail qui nous permet de gagner de l’argent, quand il est difficile d’exercer les deux en même temps.
    Je vais donc continuer à avancer comme je peux, lors de périodes de repos. Celles et ceux qui me suivent depuis un moment savent que mes publications n’ont jamais été très régulières.
    Écrire prend beaucoup de temps. De nombreux artistes sont plongés dans des projets qui s’étalent sur des années, parfois des décennies. Je compte bien terminer cette trilogie sans laisser passer trop de temps quand même.

    Comme je l’ai mentionné plusieurs fois sur ce blog, je privilégie la qualité à la quantité. Non pas que je prétende que mes textes soient parfaits, loin de là. Mais pour toutes mes nouvelles publications, je fais en sorte que mes histoires correspondent à ce que je peux faire de mieux à chaque étape de mon parcours d’écrivain.


    ◊♦◊



    Je pense que dans n’importe quelle forme d’art, nous tendons vers une certaine perfection créatrice. Nous tentons de nous rapprocher du divin en quelque sorte.
    Et toutes les nouvelles œuvres sont autant d’occasions d’évoluer, de s’améliorer. Mais il faut avoir l’humilité de reconnaître que nous ne pouvons pas rivaliser avec la magnificence de l’univers qui nous entoure. La perfection n’est pas humaine.


    Nous avons, cependant, un pouvoir créateur immense qui nous relie avec ce qu’on peut appeler Dame Nature, Dieu, ou la Déesse Mère, le Grand Mystère de l’Univers… peu importe le nom ou l’idéologie que nous, petits humains, y projetons. La force créatrice de la vie qui nous entoure est subtile, complexe, puissante et fascinante. Elle nous dépasse complètement et absolument.


    Le parcours d’un ou une artiste ressemble (à mon sens) à une quête spirituelle ou un chemin de développement personnel.
    C’est une voie sans fin vers une perfection que nous ne pourrons jamais atteindre, mais cela ne nous empêche pas d’avancer, de faire mieux qu’avant. Comme le dit la célèbre citation de Lao-Tseu : « Il n’y a point de chemin vers le bonheur. Le bonheur, c’est le chemin. »
    Tout est dans l’intention que nous mettons dans ce que nous faisons.


    En dépit des risques de guerre mondiale, de catastrophes climatiques et d’effondrement de notre civilisation, j’ai bon espoir de terminer ma trilogie avec ce dernier tome qui s’intitulera justement : « La Fin d’un Monde ».


    Une fin… et un commencement vers un nouveau paradigme ?


    Prenez soin de vous, à bientôt.



  • Interview audio


    Salutations !
    Voici une interview réalisée pour Radio Tout Terrain, une radio de la vallée de la Roya où j’habite.
    Elle n’a pas encore été diffusée bien qu’elle soit faite depuis quelques mois déjà. J’ai envie de la partager ici, avec l’autorisation de la personne qui l’a réalisée bien sûr.


    L’enregistrement a été fait par Aveline Carmoi dans la Librairie du Caïros à Saorge. Merci aux libraires Olivier et Véronique pour leur accueil chaleureux, ainsi qu’à Aveline qui nous a proposé de faire cette interview ensemble.
    Dans la première partie, Olivier nous parle de sa librairie qui est aussi un salon de thé et un lieu d’échange d’idées.
    Puis dans la seconde partie (à partir de 8 min), nous abordons Entom Boötis, son univers et ses romans :



    Je profite de ce court article pour vous donner des nouvelles du troisième tome de ma trilogie qui avance.

    J’en suis pour le moment à la première phase, l’élaboration du scénario, c’est la partie la plus fastidieuse pour moi.
    Même si je sais quelle direction générale va prendre le récit, il faut trouver des idées sur la forme que ce prochain tome va prendre, élaborer tous les détails, les interactions entre les personnages et leur évolution, les lieux qu’ils vont visiter, les rebondissements…

    Certains auteurs travaillent différemment mais en ce qui me concerne, j’ai besoin d’un plan pour structurer le roman et éviter de partir dans trop de directions. Cela m’aide aussi à vérifier la cohérence et l’enchaînement de l’histoire du début à la fin. Cette préparation me permet d’avancer beaucoup plus vite sur l’écriture proprement dite, une fois lancée, que si je dois réfléchir à la suite des évènements entre chaque chapitre au moment où je les écris.
    Nombre d’idées sont remises en question au fur et à mesure que le scénario se construit, parfois aussi au moment de l’écriture du roman lui-même. Et je peaufinerai ensuite le texte, encore et encore, jusqu’à atteindre le sentiment de ne pas pouvoir faire mieux.
    Le but étant de proposer à mes lecteurs et lectrices le meilleur livre que je puisse fournir avec mes compétences actuelles.

    Cela prend donc pas mal de temps, mais j’espère que le résultat sera à la hauteur de ma persévérance et de votre patience.
    Aujourd’hui, environ les trois quarts du scénario sont écrits. Je pense commencer à concrétiser ce troisième tome durant cet automne et si tout se passe bien, le publier courant 2022.

    Voilà. Il ne se passe pas grand-chose sur le blog depuis un moment mais ça avance en coulisse. Je travaille activement à la création de la dernière partie de cette trilogie.


    Ça m’a fait plaisir de participer à cette interview, j’espère qu’elle vous plaît.
    En attendant de prochaines nouvelles, je vous souhaite une belle fin d’été et une bonne rentrée pour celles et ceux que ça concerne.


    À la prochaine !


  • Une année sans écrire



    Salutations et bonne année 2020 !
    Déjà un an qu’il ne s’est rien passé sur ce blog. Une année entière sans écrire du tout… ou presque.


    2018 était pourtant une année productive.


    J’ai publié Le journal illégal de Bakir Meyo en juillet, j’ai réédité Les Sœurs du Miel en septembre, tout en travaillant sur la suite.
    Et puis j’ai participé au dernier supplément de Chiaroscuro qui vient d’être publié récemment (un beau projet mené à son terme, c’est une bonne chose).

    À la fin de 2018, j’avais déjà créé toute la structure de mon prochain roman et écrit les trois-quarts du premier jet.

    Mais quand l’hiver arriva, je m’étais aussi lancé dans d’autres activités qui me tiennent à cœur, d’autres projets individuels ou collectifs liés à la terre. Comme je partageais certaines de ces activités avec d’autres personnes, j’y ai consacré de plus en plus de temps et d’énergie.

    Cela fait des années que je navigue entre des passions très différentes, voire opposées, dans l’état d’esprit qu’elles demandent. J’ai souvent du mal à passer des travaux manuels à la création artistique dans la même journée.
    Alors j’avais plutôt tendance à pratiquer plus intensément l’une ou l’autre de ces passions en alternance, en fonction des saisons.


    tomates du jardin

    2019 : une année plutôt physique


    Cette année 2019, je dois reconnaître que mes activités agricoles ont pris beaucoup de place, toutes saisons confondues.

    J’ai mis en place des pratiques de permaculture dans mon jardin potager, participé à la reconstruction d’un énorme mur de pierres avec mes voisins jardiniers… et aussi à une récolte d’olives qui nous a permis de produire notre huile.
    Au printemps 2019, les mêmes personnes allaient partager une partie des jardins mise en commun. Et la plupart des cultures ont duré jusqu’à fin novembre.

    Depuis septembre, j’ai aussi retrouvé un emploi à mi-temps, ce qui n’est pas toujours évident dans la petite vallée de montagne où j’habite. Il s’avère que ce boulot est assez physique également… Au moins, je ne dépends de personne pour payer mes dépenses.


    Et les aléas de la vie…


    Depuis le mois juin, l’état de santé de mon père s’est dégradé brutalement. Il a été admis aux urgences puis dans deux autres hôpitaux pendant l’été, pour être finalement placé dans un EHPAD dans un état de santé préoccupant.
    Cela fait longtemps que nous n’avons pas une bonne relation mais ce qu’il traverse me remue.

    Voilà, juste pour vous dire qu’il arrive aussi que notre temps et notre énergie soient absorbés par des évènements importants qui font partie de notre chemin.

    il reste toujours une lumière




    L’inspiration dans tout ça ?


    J’écrivais en 2016 dans un article sur ce blog qu’il faut aller la chercher, l’inspiration. Que même si on avance d’un petit pas à la fois, avec de la volonté on nourrit notre créativité et on parvient au bout de nos projets.
    Je le pense toujours. Au fond c’est vrai, je dois reconnaître que l’envie de me plonger corps et âme dans l’écriture m’a un peu quitté pendant cette année 2019.

    Rester des mois devant son ordinateur à écrire, ce n’est pas très bon pour le corps, à vrai dire. Pour mon équilibre personnel j’ai aussi besoin de m’activer dans la nature. D’alterner entre mes différents centres d’intérêt.

    C’est difficile à accepter mais parfois, il faut laisser le temps recharger nos réserves d’énergie créative. Quand on a donné tout ce qu’on pouvait dans une ou plusieurs créations, c’est ce qui arrive au bout d’un moment. Plus longtemps on a donné sans interruption, plus on peut avoir besoin de « repos ».
    L’esprit a quand même tendance à continuer de travailler sur ce qui nous tient à cœur, même inconsciemment.

    Pendant toute cette année écoulée je me suis nourri de nouvelles informations, j’ai observé, analysé, appris plein de choses.
    J’ai pris des notes, remis en question certains passages du roman en cours, ajouté d’autres idées. L’histoire s’enrichit progressivement.


    Une nouvelle année commence…


    Et j’espère que cette année verra la parution du deuxième tome des aventures de Naëlis, Elorine et d’autres personnages dont certains attendent de vous rencontrer depuis un moment.

    C’est encore difficile de promettre un délai pour moi, mais j’ai très envie d’écrire à nouveau. Je m’y suis déjà remis récemment, quelques heures par-ci par-là.
    Tout ce tome 2 est bouclé dans ma tête et mes notes, il reste « seulement » à lui donner vie.

    Finir un premier jet d’abord. Puis tout reprendre, tout corriger, encore et encore, comme il se doit dans les règles de l’art.
    Demander l’avis de regards extérieurs, si je trouve encore des personnes disposées à m’apporter une petite aide.

    Je ne vous cache pas qu’il me reste beaucoup de travail pour arriver à mon objectif sur ce roman.


    Idéalement, j’aurais souhaité ne pas trop faire attendre les lecteurs et lectrices qui ont aimé Les Sœurs du Miel et souhaitent lire la suite.
    Je voudrais bien publier un livre par an, mais c’est compliqué parfois de tenir un tel rythme de travail sur son temps libre. En tout cas, tous les ans… peut-être quand je serai grand.

    Maintenant, je me sens prêt à me replonger dans mon univers imaginaire toujours en création, malgré ce qui se passe dans la vie de tous les jours.
    Je préfère prendre le temps d’écrire une histoire qui sera, je l’espère, à la hauteur du premier tome. Voire mieux si j’y arrive.
    Sans me précipiter pour soutenir un rythme normalisé dans le milieu littéraire, qui peut pousser à privilégier la quantité au détriment de la qualité.

    Je pense que pour atteindre un objectif qui nous permet d’être fier de notre travail pendant longtemps, on a besoin de créer avec notre cœur autant qu’avec notre tête et nos tripes. Donner le meilleur de soi, ça prend forcément du temps et encore davantage pendant certaines périodes plus difficiles.
    Mes textes sont loin de me rapporter de quoi en vivre, mais je n’ai rien perdu de cette passion.

    Je voulais surtout vous dire que même si cela me prend plus de temps que je le souhaiterais, je ne lâche pas l’affaire et j’irai au bout de cette trilogie.

    Il y a toujours quelques petites histoires qui pourraient aussi surgir sur ce blog, de temps en temps. Des pistes restent à explorer, j’ai pas mal d’idées encore en gestation pour cet univers…

    À bientôt, en souhaitant que vos projets comme les miens se réalisent.
    Prenez soin de vous.



  • Pourquoi j’ai choisi de publier sur Amazon

     

    Au départ, je n’avais pas du tout prévu de publier sur Amazon.

    Enfin, pas directement. Mais quand on est écrivain, on souhaite que nos livres soient lus. Pour qu’ils bénéficient d’une bonne visibilité, c’est une entreprise incontournable de nos jours.

    Bien sûr il s’agit d’un géant du web, un des fameux GAFAM qui s’arrogent le monopole et écrasent tous les concurrents sur leur passage. Une entreprise à taille industrielle. Si vous avez lu mes romans ou certains de mes textes sur ce blog, vous avez compris que l’industrie et moi, on n’est pas très copains.

     

    Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que je viens de republier Entom Boötis – Les Sœurs du Miel sur Amazon.

    Il me semble donc intéressant de vous expliquer pourquoi. Si vous écrivez aussi, mon expérience pourrait vous être utile.

     

     

    Lorsque j’avais publié ce premier roman en octobre 2017, j’étais passé par Librinova. Ce qui me permettait d’être présent sur les plus gros sites de vente, tout en participant au fonctionnement d’une entreprise française à taille plus humaine.

    Une équipe essentiellement féminine et sympathique à première vue, des services à la carte, des relations avec l’édition traditionnelle, tout cela me semblait très intéressant.

    Sauf que…

     

    Ça revient assez cher

     

    On ne se rend pas bien compte de tout ce qu’implique la sortie et la promotion d’un roman, quand on débute.

    Au départ ça ne semble pas si important, on paie une somme modeste pour le format numérique. On se dit que ça serait bien de sortir le livre au format papier également. Comme je ne savais pas encore réaliser moi-même la maquette pour la mise en page, j’ai payé ce service en plus de la publication.

    Ensuite, le suivi des ventes pour savoir combien d’exemplaires sont vendus et sur quels sites. Payant aussi. Puis on se dit que ce serait bien de faire un peu de promotion. Tellement de livres sortent chaque jour, pas facile de se faire connaître.

    Au final, tout ça m’a coûté pas mal d’argent en seulement une année. Plusieurs centaines d’euros.

     

    On nous propose des services qui semblent alléchants bien qu’assez coûteux : envois à des blogueurs littéraires, présentation sur un site de libraires et d’éditeurs, pub sur Facebook, etc. On se dit qu’il faut tester pour savoir ce que ça vaut, que dans toute entreprise il faut faire des investissements.

    Eh bien, toute proportion gardée, ces investissements n’ont pas été efficaces pour mon roman. Pour certains, j’ai franchement l’impression d’avoir jeté mon argent par les fenêtres.

    Et encore, j’avais réalisé moi-même les corrections et l’illustration de la couverture. J’imagine pour celles et ceux qui n’ont pas d’autres compétences que l’écriture, et paient absolument tout ce qui va accompagner leur texte…

    Pour la promo, peut-être que c’est à cause de l’étiquette « science-fiction », me direz-vous, qui ne se vend pas aussi bien que d’autres genres en France. N’empêche, les services on les paie le même prix que les auteurs qui surfent sur les tendances à la mode. Et en ce qui me concerne, il n’y a pas eu de résultat probant.

     

     

    C’est temporaire !

     

    Eh oui ! J’ai réalisé un peu tard que la publication de mon roman n’était valable qu’un an. Donc il faut repayer chaque année, sous peine de voir le livre qui nous a demandé tant de travail et d’efforts disparaître dans les limbes !

    Ah bon… si, si. Un peu limite quand même. Vous imaginez combien cela peut coûter au bout de cinq romans publiés, tous les ans ?

    Et dix !  O_o

    Ce qui veut dire aussi qu’un an après notre mort, maximum, terminé plus de romans. Ben oui, il faut quand même y penser, ça finira par arriver. L’intérêt c’est aussi que nos écrits restent disponibles longtemps après notre disparition. Laisser un petit quelque chose derrière nous, non ?

    On peut aussi se retrouver simplement en galère d’argent. Avec ce genre d’entreprise, le jour où tu ne peux plus payer… adios !

     

     

    Je vous passe des détails sur certains petits problèmes avec Librinova. Il y a eu de très bonnes choses, selon les interlocutrices. Mais j’ai eu aussi quelques déceptions cuisantes sur la qualité des services proposés, et certaines réponses reçues quand j’en ai fait la remarque. Malgré des coûts parfois importants, aucune garantie de résultat ?

     

     

     

    Bref, j’ai changé d’avis…

     

    Peut-être que j’avais mal choisi au départ, que d’autres entreprises du même genre auraient été plus intéressantes pour moi. Moins coûteuses. Je n’ai plus tellement envie d’en essayer d’autres pour me rendre compte si ça me convient ou pas.

    J’étais allé vers Librinova parce que j’avais reçu un « code promo » pour aller chez eux, de la part des Éditions Fleuve quand ils avaient refusé mon manuscrit.

     

    Cela représente déjà beaucoup de boulot d’écrire un roman. D’autant plus quand on fait soi-même la couverture, la correction… Et en plus il faudrait payer des centaines d’euros pour publier notre travail ? Non, sans façon. C’est moi qui leur ai dit « bye bye » en premier. Désormais, je préfère apprendre à tout faire moi-même.

    C’est donc ce que j’ai fait avec Le journal illégal de Bakir Meyo, comme je l’expliquais dans l’article précédent. Maintenant, je sais réaliser toutes les étapes pour publier un livre. Même pour les plus techniques et laborieuses, je me débrouille tout seul. Tout s’apprend les amis.

     

    Je viens de reprendre toute la maquette de mon premier roman, y compris des retouches sur la couverture, car les formats n’étaient pas exactement identiques. La maquette que j’avais payée ne me sert plus à rien. Encore des journées entières de boulot, sur un livre déjà publié depuis un an… mais c’est fait.

    Cette fois, je n’aurai plus à payer pour Les Sœurs du Miel. Je ne changerai plus de plateforme, à moins de trouver un vrai éditeur sait-on jamais. Mais dans ce cas, ce sera son travail de refaire éventuellement la mise en forme ou le design. Et de toute façon, j’aime bien garder mon indépendance.

    Je vais pouvoir me consacrer pleinement à des textes nouveaux, maintenant.

     

     

    Voilà ce que ça m’apporte :

     

    Gros avantage avec Amazon, à condition bien sûr de leur fournir des fichiers qui correspondent à leurs exigences de mise en forme, on ne paie absolument rien.

    Ils prennent un petit pourcentage sur les ventes, normal après tout. Au moins, ils font leurs bénéfices proportionnellement à ceux des auteurs. S’il fait tout lui-même, l’écrivain ne débourse pas le moindre euro, y compris pour la version papier de ses livres.

    Ils ne vont pas vous imposer des frais pour que vos œuvres restent disponibles dans le temps. Et cette entreprise ne va pas disparaître de sitôt…

    Le coût d’impression (et même le tarif des exemplaires pour l’auteur) est plus intéressant. Ce qui m’a d’ailleurs permis de baisser un peu le prix pour mes lecteurs et lectrices, sans perdre de bénéfices sur les ventes de mon côté.

    Je dois ajouter que même si mon roman était aussi disponible sur la FNAC, Decitre et plus de 200 librairies numériques, presque toutes mes ventes ont été réalisées sur Amazon. Et chez eux, le suivi des ventes est gratuit.

     

    Donc voilà, je tenais à m’expliquer sur mon changement de point de vue et mon choix de publication.

    Malgré toutes les polémiques sur cette entreprise, par rapport à la manière dont sont traités leurs employés ou la fortune de son dirigeant, Amazon est d’une indéniable efficacité.

    Ils sont très rapides à réagir, au moindre souci sur une commande on vous renvoie un autre article. Le client est vraiment roi chez eux.

    Et les auteurs aussi, dans la mesure où ils disposent de facilités incomparables pour publier leur travail.

    Certaines entreprises « d’auto-édition » se font pas mal d’argent grâce aux auteurs indépendants, dont la majorité dépensent finalement plus d’argent qu’ils n’en gagnent avec leurs écrits. Arnaque ? Je vous laisse juger.

    En tout cas, maintenant je vais faire sans eux. J’ai tenté une voie qui me semblait plus humaine avec Librinova. Mais au final, j’étais leur client et pas leur partenaire. Un an et un roman m’auront suffit pour changer d’avis. Au moins, je suis allé voir par moi-même et j’en retire une expérience.

     

    Je sais que certaines personnes boycottent Amazon, ou préfèrent passer par d’autres sites pour faire leurs achats. Si c’est votre cas et que vous souhaitez quand même vous procurer un de mes romans, il vous suffit de me contacter : sandro@entombootis.com